Face à la flambée des prix des carburants, l’Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE) et la Fédération des Autocaristes Indépendants (FAI) annoncent une mobilisation des entreprises de transport routier le 21 octobre 2026 à Paris.
Et de deux ! Face à la flambée des prix des carburants, les transporteurs routiers de marchandises et de voyageurs adhérents de l’OTRE ont manifesté en mars dernier dans plusieurs villes de France. L’objectif était déjà d’exiger un soutien financier de l’État, la trésorerie des entreprises étant mise à mal par cette inflation brusque et violente.
Depuis, trois vagues d’aides ont été concédées par le gouvernement, puis en septembre, celui-ci a décidé d’exclure les transporteurs routiers des nouvelles mesures de soutien financier. Pourtant, ceux-ci souffrent considérablement de la hausse des prix. « 4 285 entreprises de transport sont concernées par une procédure collective (redressement ou liquidation judiciaire) », annonçait Doctrine.fr fin septembre.
Grosses difficultés économiques
Des difficultés économiques que confirme le groupe BPCE dans sa note de conjoncture de septembre : « Le transport routier de marchandises pâtit en premier lieu de la hausse du prix des carburants (+46 % sur un an, en partie absorbée par l’indexation carburant). Ajoutée à l’augmentation des autres postes de coûts (maintenance et réparation, personnel de conduite, etc.) et au recul de la demande en raison de l’orientation de l’activité économique, le secteur concurrentiel du TRM fait face à des difficultés de trésorerie (51 % des entreprises déclarent une baisse de leur trésorerie au 2ᵉ trimestre 2026, +7 points sur un an). Bien qu’en repli de 9 % sur un an, les défaillances dans le secteur routier, au nombre de 1 700, demeurent à un niveau historiquement élevé ».
Dans ce contexte économique tendu, la décision gouvernementale d’exclure les transporteurs routiers des aides au gros rouleurs est incompréhensible pour l’OTRE et la FAI, qui réclament « la réintégration des transporteurs routiers dans ces dispositifs d’aides aux entreprises, mais aussi une baisse du prix des carburants et surtout une réévaluation immédiate des prix du transport et une juste répercussion des hausses ».