Deux d’un coup ! Sur le stand de Daf Trucks France à Solutrans, le 20 novembre, ce n’est pas un mais deux tracteurs XD 350e que le transporteur orléanais Ace Trans a acquis, après une négociation avec Adrien Potez, responsable commercial du concessionnaire Le Strat. Ce sont les deux premiers exemplaires vendus par la filiale française dans l’Hexagone, le lendemain du titre européen obtenu pour les XF et XD Electric de Camion de l’année 2026.
Transport sec et frigo
Ace Trans développe une activité de transport sec et frigorifique, principalement à destination de la région PACA mais aussi de Lyon, du Sud-ouest et même du Nord. Son parc est composé de 26 tracteurs, d’environ 20 remorques frigo et autant de tautliners. Cédric Ballanger, le gérant d’Ace Trans, a répondu aux questions de France Routes après avoir finalisé l’acquisition de ces deux tracteurs électriques.

Crédit photo : Nicolas Grumel
Vous faites des lignes longue distance, pourquoi passer au camion électrique ?
La plupart de nos camions tournent au biocarburant HVO mais nos clients nous poussent à accélérer la transition. Au début, l’électrique fait un peu peur, mais c’est l’avenir. Pourquoi ne pas être précurseur ? Il faut oser. Cette année, en venant sur le stand de Daf Trucks France à Solutrans, j’ai eu une bonne opportunité d’acquérir à bon prix deux tracteurs XD 350e, je l’ai fait.
Vous affecterez ces deux camions électriques à quel type de transport ?
Ils vont parcourir 400 à 500 km aller-retour dans la journée, autour d’Orléans au début. C’est une première expérience, nous allons découvrir en situation réelle d’exploitation comment ça fonctionne.
Vous dites que vos clients l’exigent, mais lesquels ? La grande distribution ?
Oui c’est ça. Pendant un moment j’envisageais de laisser ces marchés aux gros transporteurs, mais maintenant nous sommes prêts. Nous arrivons dans une période propice aux appels d’offres, c’est bien de montrer aux chargeurs qu’on peut se positionner sur des contrats longs avec des véhicules électriques. Nous sommes bien notés chez nos clients, et je veux rester devant les autres.
Pourquoi avez-vous choisi Daf pour cette première acquisition ? Votre flotte est-elle monomarque ?
Nous possédons principalement des Daf. A mes yeux, le meilleur concessionnaire en termes de réactivité dans le secteur d’Orléans, c’est Daf Le Strat. Une société familiale proche de ses clients, ce que j’apprécie. Chez eux, Ace Trans n’est pas un pion. Le SAV est essentiel dans le choix d’une marque de camion. Le Strat est partenaire d’Ace Trans, je reconnais cette fidélité.

Crédit photo : Nicolas Grumel
Un camion électrique revient plus cher qu’un camion diesel identique. Les chargeurs vous soutiennent-ils ? Avez-vous ouvert un dossier CEE ?
Le CEE, c’est en cours. Cette aide publique n’est pas négligeable, environ 64 000 euros pour un camion. Nos clients nous soutiennent. Mais comme je l’ai dit, nous profitons d’une opportunité tarifaire sur le salon ; Daf a eu le titre de Camion de l’année 2026, la marque s’est montrée très attractive.
Comment ces camions seront-ils alimentés en électricité ?
Nous allons investir sur un chargeur double à domicile. Petit à petit l’investissement sera absorbé par nos différents clients. Je vais regarder les offres sur la recharge, et m’attacherai à leur maitenance, car c’est essentiel sur les bornes électriques.
Avez-vous ressenti une baisse de l’activité de transport cette année ?
Nous le ressentons depuis septembre, mais nous avons encore du travail pour tout le monde. Il faut savoir s’adapter. C’est une mini-crise mais elle s’installe. Nos clients acceptent une hausse du coût du transport. Ils veulent avoir une étiquette verte, nous aussi.
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