Originaire de Dunkerque (Nord), le conducteur routier employé des transports Bogaert, qui ont amorcé leur transition énergétique en acquérant des camions fonctionnant au biocarburant mais aussi des camions électriques. Julien Devalckenaere, n’y va pas par quatre chemins quand il s’agit d’évoquer son nouvel outil de travail, un Mercedes eActros 600…
Depuis combien de temps exercez-vous cette profession ?
Je suis conducteur routier depuis 18 ans, toujours chez Bogaert.
Depuis combien de temps conduisez-vous un camion électrique ?
Ca va faire deux ans au mois de juin. Je conduisais un eActros 300 et depuis juin 2025, je suis passé sur un eActros 600. Je transporte du conteneur maritime à partir du port de Dunkerque.
Et qu’en pensez-vous ?
C’est magique. C’est mieux qu’un gasoil, plus confortable, les passages de vitesses sont plus souples, le silence aussi : on n’entend plus que le bruit du vent et des pneus, et un peu les vibrations du moteur. Je suis un grand passionné de camions, mais je ne retournerai pas au gasoil.
Vous avez connu les deux énergies. Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter de franchir le pas ?
Comme j’aime mon métier, j’aime bien les nouvelles expériences. Quand mon patron m’a demandé si je voulais tester le camion électrique, j’ai accepté tout de suite, et je ne regrette pas. C’est sûr qu’un beau V8 ça fait rêver, mais pour travailler, un électrique c’est l’Amérique !
Quelle distance parcourez-vous chaque jour ?
400 à 500 km environ.
Comment rechargez-vous le camion en journée ?
Jusqu’à l’automne je n’avais pas besoin de recharge intermédiaire en journée. Mais avec l’hiver l’autonomie commence à être juste. Certains jours, ça peut arriver que je sois obligé de recharger à l’extérieur. Sinon je le branche quand je rentre au dépôt de Loon-Plage le soir, et je le récupère le lendemain matin.
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