Construction : Volvo fait la démonstration de ses camions fonctionnant à zéro émission

En septembre, le groupe Volvo a organisé l’événement Move to Zero dans une carrière de l’Oise. L’objectif pour ses filiales françaises dédiées à la vente des camions et des engins de chantier ? Dévoiler aux clients des secteurs de la construction et des travaux publics l’étendue de leurs matériels fonctionnant à zéro émission de CO2.

Move to zero est une opération que les deux filiales du groupe Volvo organisent régulièrement dans des lieux atypiques, dans le but de démontrer à leurs clients des secteurs de la construction et des travaux publics l’étendue de leur savoir-faire en matière de matériels fonctionnant à zéro émission. Volvo Trucks France a ainsi invité plusieurs professionnels, les 10 et 11 septembre, dans la carrière de Saint-Vaast-lès-Mello (Oise). Un lieu exceptionnel dans lequel furent extraites les pierres de calcaire destinées à construire le Paris d’Haussmann, dans un autre siècle. Mais en ce début du 21e siècle, la problématique, c’est de faire fonctionner des engins d’extraction dans les 3 000 carrières en activité en France, en émettant le moins possible de CO2 et de particules fines.

Les clients de Volvo testent dans une carrière les camions et engins de chantier électriques

À travers l’expérimentation Move to Zero, dans cette carrière de l’Oise, les clients et distributeurs de Volvo Trucks et Volvo Construction ont découvert la nouvelle génération d’engins de chantier décarbonés proposée par la marque.
Crédit photo : Christophe Barette

Essais grandeur « nature »

« Nous avons invité notre réseau de revendeurs pour le former à nos produits et services qui vont vers le zéro émission, expliquait Jérôme Flassayer, directeur électromobilité et énergies alternatives de la filiale française. Nous avons également démontré à nos clients que chez Volvo Trucks, avec nos camions et engins de chantier électriques, nous avions les solutions pour décarboner les chantiers de construction ».

Le problème étant, dans un premier temps, de faire parvenir l’électricité jusqu’à ce lieu isolé. Pour ces démonstrations, le groupe suédois « a apporté l’énergie dans cette carrière qui n’est pas raccordée au réseau électrique, raconte Laurent Barbalat, responsable Grands comptes mondiaux chez Volvo Construction Equipment. Ici, nous avons installé des solutions de recharge temporaires d’une puissance de 2 MWh qui permettent de faire fonctionner nos installations et les engins pendant le temps de l’événement ».

Une station de recharge mobile d’une puissance de 2 MWh installée en carrière

Une station de recharge mobile d’une puissance de 2 MWh a été installée le temps de l’événement Move to Zero par l’équipe de Volvo. 5 conteneurs pour batteries de 400 kW,h comme sur la photo, composaient le dispositif.
Crédit photo : Christophe Barette

Mais l’essentiel était pour tous les intervenants de pouvoir se hisser au volant ou aux commandes des camions et engins de chantier électriques dédiés, dans le but de les essayer en situation réelle d’exploitation. Il n’y avait pas que des camions électriques, mais aussi des véhicules fonctionnant au biocarburant HVO et au gaz naturel liquéfié (GNL).

Démonstration du nouveau tombereau rigide Volvo dédié aux carrières

Pendant la deuxième édition de Move to zero, Volvo Trucks présentait à l’essai son nouveau camion tombereau rigide dédié aux carrières : le FMX 8×6 de 40 t.
Crédit photo : Christophe Barette

 

Des clients attentifs

Parmi les invités, Olivier Guezet, directeur Innovation équipement chez Colas, patiente dans la file d’attente pour essayer un Volvo FMX 8×6 de 40 t. « Volvo est un partenaire historique de Colas, explique-t-il. Nous sommes très intéressés par les solutions de décarbonation que ce constructeur propose. Ce partenariat nous permet de trouver des solutions communes. Nous avons par exemple apprécié que la production de benne se fasse avec de l’acier dont la fabrication est aussi à émissions polluantes réduites. Nos opérateurs ont pu tester des camions et engins de chantier électriques, et se rendre compte qu’ils étaient aussi performants, voire plus souples d’utilisation que les équivalents à moteur thermique. Nous avons déjà investi dans des porteurs et tracteurs électriques. Quant aux engins de construction, nous en sommes au démarrage. Mais nous observons les propositions intéressantes, notamment la chargeuse sur pneus de 20 t L 120. Cela devrait déboucher sur des commandes rapidement ».

Selon l’Insee, en 2021, le BTP était le troisième secteur émetteur de gaz à effet de serre (GES) en France, avec 43,8 millions de tonnes de CO2. À l’échelle d’un chantier, l’empreinte carbone est estimée entre 850 et 1 000 kg de CO2 par m².

Des entreprises qui s’engagent

Ourry, société de transport de déchets et de services aux collectivités locales, a obtenu le label Eve d’engagements volontaire de réduction des émissions de GES, programme coordonné par l’Ademe en partenariat avec les organisations professionnelles du transport routier, qui hélas prendra fin bientôt. Ourry possède déjà 7 Volvo FM Electric. « Les camions servent à l’évacuation des déchets, du quai de transfert de la ville du Havre vers l’incinérateur, raconte Sébastien Marques, son directeur Administratif et financier. « Nous avons calculé que le TCO (coût total de possession) de ces camions était identique, voire meilleur qu’avec des camions carburant au diesel. Mais à ce jour, l’utilisation de l’électrique ne peut être déclinée sur l’ensemble de nos activités, à cause de la contrainte de l’autonomie ». 

Cependant les solutions technologiques évoluent vite. Volvo Trucks, comme les autres constructeurs européens, voient approcher 2040 et la fin des moteurs thermiques pour les poids lourds, et prend avec conscience son rôle à jouer contre le dérèglement climatique.

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