Le Parlement européen a, entre autres, adopté les mesures suivantes :
Adoption avant les élections ?
Le travail des eurodéputés devrait être consolidé dans un texte ratifié par le Conseil des ministres des Transports, la Commission européenne et le Parlement, réunis en trilogue. La commissaire en charge des transports souhaite que cette rencontre tripartite ait lieu avant les prochaines élections européennes (fin mai 2019). Ensuite, les différents pays auront jusqu’à l’été 2020 pour le transposer.
Satisfaction chez les transporteurs français
Et chez la ministre des Transports
Bilan mitigé pour d’autres
« Nous pouvons être fiers d’avoir repoussé toute libéralisation concernant les temps de repos et de conduite des salariés, car cela mettait en péril leurs conditions de travail, leurs rythmes de vie et la sécurité routière, qui en dépend directement », estime Karima Delli, députée européenne membre du groupe Vert-ALE, présidente de la Commission Transport et Tourisme du Parlement européen. « Malgré les tentatives de la Commission européenne et des conservateurs, le repos régulier en cabine restera donc interdit conformément à l’arrêt récent de la CJUE, et les heures de travail ne pourront pas être légalement rallongées, pas même pour les chauffeurs de bus et cars.
Enfin, malgré les pressions de nombreux États et leurs représentants au sein du Parlement européen, nous n’avons jamais lâché sur le cabotage : limité dans le temps, avec l’obligation du retour du camion à sa base, et un encadrement pour lutter contre les entreprises boîtes aux lettres, il permettra de nous protéger de la jungle sociale voulue par certains dans le secteur, quoi qu’il arrive lors des négociations futures avec le Conseil ».
L’élue, qui se représente aux prochaines élections, regrette toutefois que : « si la récente révision de la directive sur le détachement des travailleurs comportait des progrès réels, c’était au prix de l’exemption du secteur routier. Aujourd’hui, cette exception est hélas confirmée, et se traduit par la création en Europe d’une classe de salariés de seconde zone. Les chauffeuses et chauffeurs du secteur routier sont victimes du deal passé entre le gouvernement français et les États périphériques, qui en avaient fait une monnaie d’échange afin d’obtenir un accord sur la révision de la directive générale sur le détachement ».