Simple, austère, incommode : une cabine de 1954

À l’époque, pour prendre le volant d’un poids lourd, il valait mieux être costaud : aucun confort, pas d’assistances, pas d’isolation, que de la tôle, des odeurs et du bruit. Reste que ce poste de conduite, dépouillé à l’extrême, présente un détail surprenant. Voyez plutôt.

Le camion d’abord. Il s’agit d’un modèle anglais, un Foden FG 8/15. À conduite à gauche, car appartenant à une entreprise hollandaise, Haukes, qui en eut 17 en parc, les premiers achetés en 1954.

Ces 8×4 étaient alors parmi les plus lourds qui circulaient dans le pays. Leur cabine était dotée du strict minium : un ampèremètre, une jauge de température, un grand volant en bois, quelques interrupteurs, un odomètre, un indicateur de vitesse. Et c’est là que réside la surprise : odomètre et indicateur de vitesse étaient disposés, non pas au tableau de bord – il n’y en avait pas –, mais sur le moyeu du volant. Après tout, pourquoi pas ?

Ce type d’habitacle, franchement inhospitalier, allait cependant rapidement disparaître. À partir des années 1960, les cabines et les commandes de bord ne cesseraient de s’améliorer.

Autre particularité, cette cabine ne recouvrait pas entièrement le moteur. Les deux derniers cylindres du 8 cylindres en ligne Gardner (11,5 l et 150 ch) dépassaient à l’arrière.

Entreprise réputée aux Pays-Bas, Haukes a principalement utilisé des Volvo, mais aussi des Mack et quelques Tatra.

Et pour ceux qui voudraient en savoir plus, cette page Facebook est faite pour eux !

 

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