Pratique : votre Duerp (Document unique d’évaluation des risques professionnels) en quelques clics

Dès qu’un transporteur routier a au moins un salarié, il doit établir un Document unique d’évaluation des risques professionnels (Duerp). Depuis 2021, celui-ci est assorti d’un plan d’actions de prévention. A l’attention des TPE et PME, l’INRS a créé une application en ligne, Oira, pour réaliser cette démarche obligatoire.

Pour Outil d’évaluation des risques en ligne, l’application Oira s’adresse aux TPE et PME du transport routier de marchandises (TRM). Son but : établir le Duerp et son plan d’actions de prévention associé. Accessible gratuitement sur le site de l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS), « l’Oira TRM » distingue les différentes activités et situations de travail sous la forme de questions.

Olivier Le Berre, de l'INRS, a travaillé sur les mesures de prévention pour le TRM

« Pour chaque risque, des mesures de prévention sont proposées avec la possibilité de préciser celles déjà déployées, explique Olivier Le Berre, en charge de l’offre TPE-PME à l’INRS. L’évaluation consiste à identifier et à hiérarchiser les risques en vue de mettre en place un plan d’actions pertinent et sur-mesure ».
Crédit photo : INRS

« Pour chaque risque, des mesures de prévention sont proposées avec la possibilité de préciser celles déjà déployées, explique Olivier Le Berre, en charge de l’offre TPE-PME à l’INRS. L’évaluation consiste à identifier et à hiérarchiser les risques en vue de mettre en place un plan d’actions pertinent et sur-mesure ». Les situations de travail décrites dans l’Oira TRM et leurs actions de prévention possibles couvrent le départ, les manœuvres et la circulation piétonne autour du véhicule, l’arrimage, l’ouverture des portes, le bâchage et le débâchage… et la conduite.

Les opérations de manutention, première cause d'accident du travail du TRM

Les opérations de manutention sont les premières causes d’accident dans le TRM.
Crédit photo : Dodaki

Paramétrer à son image

Au terme de l’évaluation, l’entreprise télécharge son Duerp et le plan d’actions associés avec des mesures adaptées à ses enjeux de santé, sécurité et de prévention. Des compléments d’information sont indiqués comme des brochures sur les dispositifs de sécurité. Si des risques identifiés dans l’entreprise n’apparaissent pas dans l’outil, elle peut les rajouter à l’image de ceux spécifiques liés à l’accueil des intérimaires ou aux livraisons du dernier kilomètre.

Le Duerp téléchargé, il sert de support d’information auprès des salariés. L’an passé, près de 14 000 sessions Oira TRM ont été lancées avec un taux de satisfaction de 95 % selon l’INRS.

Forte sinistralité dans le TRM

Desservant la profession, la sinistralité dans le TRM est forte avec 60 accidents pour 1 000 salariés (contre 27 en moyenne au plan national). Elle classe le secteur dans le top 3 des filières les plus accidentogènes !

« La principale cause d’accident concerne les manutentions manuelles, détaille Olivier Le Berre. Elles sont à l’origine de 53 % des accidents avec arrêt de travail dans le TRM, 63 % dans le fret express et 73 % dans le secteur du déménagement ». Selon les métiers du transport, le risque routier arrive en deuxième ou en troisième position avec 12 % des accidents dans le TRM et 10 % dans l’express par exemple. « Les autres causes sont les collisions engin-piétons, les agressions ou les chutes d’objets », complète le chargé d’études. Les journées perdues dans le TRM pour arrêts de travail confirment ce constat. Elles s’élèvent à près de 1,5 million de jours par an contre environ 230 000 jours dans la messagerie et moins de 100 000 jours dans le déménagement.

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