Les routiers des Balkans menacent de bloquer les frontières de l’UE

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Les transporteurs des Balkans occidentaux menacent de bloquer les frontières de l’Union Européenne à partir du 14 septembre. Ils contestent l’application de la règle des 90 jours sur 180 aux chauffeurs internationaux, avec un risque de perturbation des flux et de nouvelles tensions sur la concurrence.

Les transporteurs de Serbie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro et Macédoine du Nord ont confirmé leur intention de bloquer les passages frontaliers vers l’Union européenne à partir du 14 septembre, faute d’accord avec Bruxelles sur les règles de séjour dans l’espace Schengen. La mobilisation devrait concerner les principaux postes-frontières routiers avec l’UE ainsi que certains terminaux intermodaux. Les marchandises médicales, certains produits sensibles et les animaux vivants pourraient bénéficier d’exceptions. La décision a été confirmée après une réunion organisée le 1er septembre avec la Commission européenne.

Règle Schengen

À l’origine du conflit se trouve la règle Schengen des 90 jours sur 180. Un chauffeur ressortissant d’un pays hors UE ne peut séjourner plus de 90 jours dans l’espace Schengen sur une période glissante de 180 jours. Un conducteur effectuant régulièrement des tournées européennes peut donc rapidement atteindre son quota, alors même qu’il ne vient pas s’installer dans l’UE. Le système européen d’entrée/sortie (EES), opérationnel depuis avril, rend désormais ce décompte beaucoup plus systématique. Les organisations balkaniques demandent un régime spécifique pour les chauffeurs internationaux, afin qu’ils ne soient pas traités comme de simples visiteurs, réclamant pour certaines une augmentation du nombre de jours autorisés (125 à 130),  voire une exemption adaptée à l’activité professionnelle.

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