La saison 2026 du Championnat de France Camions a débuté sur le circuit de Dijon-Prenois, les 25 et 26 avril. Le tenant du titre, Téo Calvet, a déjà signé son ambition de le conserver, par une première victoire.
Le retour des camions à Dijon-Prenois, quinze ans après leur dernière apparition, était attendu. Il n’a pas déçu. Pour l’ouverture de la saison 2026 du Championnat de France Camions FFSA, le spectacle a été au rendez-vous, porté par un homme : Téo Calvet (#20 – Freightliner). Le tenant du titre a frappé fort d’entrée en s’imposant devant Thomas Robineau (#75 – MAN) et Lionel Montagne (#40 – Renault).
Qui peut inquiéter Téo ?
La question était simple avant ce premier rendez-vous : quelqu’un pouvait-il inquiéter Calvet ? La réponse est tombée dès les premières séances. Le pilote toulousain a imposé son rythme sans trembler, signant deux pole positions avant de convertir en victoires dans les manches principales (1 et 3). Même dans les courses à grille inversée, le pilote Freightliner a réalisé des courses solides. Résultat : un week-end parfaitement maîtrisé et une première place au championnat pilotes.
Premier opposant : Thomas Robineau
Derrière lui, Thomas Robineau (#75 – MAN) a joué son rôle de premier opposant. Sans jamais parvenir à faire vaciller le leader, le Manceau a enchaîné les performances solides, terminant systématiquement dans son sillage. Ses deux deuxièmes places dans les courses les plus rémunératrices témoignent de sa constance. La bagarre pour le podium a, en revanche, été plus ouverte. Lionel Montagne (#40 – Renault) s’en sort le mieux grâce à un week-end appliqué. Toujours présent dans le bon groupe, il a su capitaliser sur chaque opportunité, notamment avec deux troisièmes places en fin de meeting. Une performance qui lui permet de monter sur la boîte et de lancer idéalement la saison du team Aravi Racing, qui fête ses 40 ans.

La surprise : Anthony Robineau 4e
Juste derrière, Anthony Robineau (#8 – MAN) confirme les progrès entrevus en fin de saison dernière. Régulier, souvent bien placé, il manque de peu le podium mais affiche une base solide pour la suite. À l’inverse, Raphaël Sousa (#21 – Freightliner) laisse un sentiment plus contrasté. Capable du meilleur, comme en course 2 où il semblait filer vers la victoire, il a aussi payé cher ses erreurs. Surpris sur la ligne par Yorick Montagne (#24 – Renault) dans un final irrespirable, puis pénalisé en course 4 pour une manœuvre trop agressive, il repart avec des regrets malgré un potentiel évident.
Yorick l’animateur
Yorick Montagne (#24 – Renault), justement, a été l’un des animateurs du week-end. En difficulté lors des qualifications, il a su renverser la situation en course. Ses remontées lui ont offert des positions idéales sur les grilles inversées, qu’il a parfaitement exploitées pour décrocher deux victoires (manches 2 et 4). Opportuniste et incisif, il a su saisir sa chance à chaque occasion, avec en point d’orgue un podium partagé avec son père Lionel Montagne (#40 – Renault) lors de la dernière manche.
Lucas Rivals (#15 – Renault) s’illustre également avec une septième place au général et une belle deuxième position en course 4, symbole du renouveau d’Albi Motor Racing après une saison 2025 difficile. Dans un registre similaire, Aurélien Hergott (#10 – DAF) tire le maximum de son matériel pour accrocher une solide huitième place. Le contraste est plus marqué pour Jonathan André (#44 – MAN). Impressionnant le samedi avec deux podiums, il a vu son week-end basculer dimanche à la suite d’un abandon en course 3, causé par une défaillance mécanique mineure mais lourde de conséquences. Dans un championnat long, ce genre de coup dur peut déjà compter.
Languillat intègre le Top 10
Antoine Languillat (#31 – Iveco) complète le Top 10 pour sa première avec sa nouvelle équipe, confirmant son statut de jeune à suivre. Ivan Rodrigues (#94 – MAN), de retour après une année d’absence, manque encore de repères et termine 11e. Plus compliqué encore, le week-end de José Sousa (#22 – Freightliner). Souvent dans le rythme des leaders, il a pourtant accumulé les incidents et les pénalités, laissant filer de précieux points. Une entame frustrante qui contraste avec ses performances de 2025.
Plus loin dans le classement (16e), Guillaume Martin (#25 – MAN) se distingue avec son projet pédagogique mené avec des élèves, tandis que Jennifer Janiec (#66 – MAN), seule femme engagée, termine 17e. À noter également les forfaits de dernière minute d’Anthony Daguier (#23 – Renault) et Romain Boiteux (#73 – Renault), contraints de renoncer sur problème mécanique, tout comme Dimitri Treuvey (#30 – MAN).
Avec plus de 22 000 spectateurs, ce retour à Dijon-Prenois est une réussite totale. Le championnat prend désormais la direction du circuit Paul Ricard (23 & 24 mai) pour le Grand Prix Camions du Castellet.