Récemment élue présidente de l’AFT, Valérie Jimenez a vécu sa première assemblée générale, le 10 juin à Paris. Un mandat qu’elle assumera dans la continuité de son prédécesseur.

S’inscrivant dans les pas de Jean-Pierre Gaumet, président de l’AFT pendant 6 ans, Valérie Jimenez entend poursuivre la valorisation et la mixité des métiers de la filière. La maîtrise des outils digitaux et de l’Intelligence artificielle est l’une de ses priorités avec la transition énergétique. L’Association est déjà engagée dans cette voie, comme le montre son bilan 2025 malgré une baisse du financement des formations.
Passage de relais
Le passage de relais entre Jean-Pierre Gaumet et Valérie Jimenez à la présidence de l’AFT a rythmé son assemblée générale, le 10 juin à Paris. Ce changement de gouvernance ne modifie pas le cap et les priorités de l’association assure la nouvelle présidente. Son mandat de 4 ans sera placé sous le signe « de la valorisation de tous les métiers des entreprises de transport en encourageant la mixité, le travail en équipe avec la centaine de salariés de l’AFT, et la digitalisation », fixe la cheffe d’entreprise à la tête de la société de transport éponyme soucieuse, également, « de faire reconnaître l’importance du transport dans notre économie ».
En termes numériques, elle souligne l’urgence « d’accélérer la maîtrise des outils digitaux et de l’intelligence artificielle ». Sa vision « terrain » devrait servir l’évolution des formations, certifications et diplômes qui est l’une des missions de l’AFT. En témoigne la finalisation du référentiel du CQP Opérateur de quai messagerie l’an passé. Son approche pragmatique sur la transition énergétique dans le secteur semble le prouver aussi. Convaincue qu’un mix devrait émerger, Valérie Jimenez rappelle que « l’AFT co-finance la formation à la conduite, quelles que soient les énergies, dans un souci de polyvalence ».
Recul des financements
Le bilan 2025 de l’association montre que ses actions vont dans le sens de cette feuille de route. En matière de cofinancement des formations cependant, elle a traité et financé 49 870 dossiers, un volume en baisse d’environ 6 % par rapport à 2024 et de 9 % comparé à 2023. Ces replis s’expliquent selon l’AFT « par un contexte économique plus incertain qui a entraîné un ralentissement des demandes de formation, en particulier dans le transport de marchandises ». Au final, près de 12 000 titres professionnels et 13 239 FIMO ont été financés dans la conduite « Marchandises ». À cela s’ajoutent 2 100 cartes de qualification conducteur et autant de formations dans le transport de matières dangereuses.
Professionnels impliqués
Au total, l’AFT a participé à plus de 1 500 événements pour faire découvrir les métiers de la filière l’an passé. Semaine des métiers du transport de la logistique, Frigo Tour avec La Chaîne Logistique du Froid, ou TMD Expérience dans le transport de matières dangereuses avec le concours de son association professionnelle ATMD, illustrent les nouveaux dispositifs immersifs mis en œuvre. Avec le site choisis-ton-avenir.com, ces initiatives auraient permis de sensibiliser « près de 4 millions de personnes en 2025 ». Le programme Ambassadeurs de l’emploi transport-logistique, qui rassemble 500 entreprises, a été complété par le dispositif Porteurs d’avenir. Ce dernier propose à des professionnels du secteur d’intervenir dans les établissements scolaires pour présenter leurs activités.
La mise à disposition d’outils et l’accompagnement des entreprises en matière de ressources humaines font aussi partie des missions de l’AFT. Dans ce domaine, la démarche ETIQ se poursuit pour structurer les politiques RSE. L’un des temps forts de l’année écoulée a été enfin le lancement de la plateforme web CRAFT pour évaluer les compétences comportementales lors des recrutements et définir les profils de postes notamment.