Le carrossier Aubineau demande sa mise en redressement judiciaire

Le carrossier Aubineau, acquis en 2024 par The Reefer Group, annonce qu’il a demandé son placement en redressement judiciaire. L’audience auprès du Tribunal de Commerce de Niort est programmée le 23 juin.

Coup de semonce dans la carrosserie française : Aubineau annonce avoir demandé son placement en redressement judiciaire. Elle est détenue depuis 2024 par The Reefer Group mais cela ne suffit pas : l’entreprise doit faire face à une hausse de 19 % du prix de ses matières et à la forte baisse de son carnet de commandes.

Carrosseries frigorifiques

Fondé en 1959 et implanté à La Petite-Boissière (Deux-Sèvres), Aubineau Constructeur conçoit et fabrique des carrosseries frigorifiques pour véhicules utilitaires et poids lourds. Reconnue pour son expertise, l’entreprise accompagne ses clients avec des solutions sur mesure adaptées à leurs besoins. Après avoir fait l’objet d’un plan de sauvegarde en septembre 2022, Aubineau a rejoint The Reefer Group en juillet 2024. En dépit d’un soutien financier de près 7 millions d’euros, l’augmentation brutale du prix des matières premières (+19 %) depuis le début de la crise en Iran percute de plein fouet le plan de relance entamé par l’entreprise dans un contexte de marché devenu difficile. Ce nouveau revers intervient quelques mois après la liquidation judiciaire de Ziegler France, qui avait laissé près de 1 500 salariés sur le carreau, illustrant les difficultés croissantes que traverse le secteur du transport routier.

Carrosserie Aubineau est implantée à La Petite-Boissière dans le département des Deux-Sèvres. Photo : DR.

« Malgré les moyens considérables mis en œuvre, les efforts des équipes et le soutien du territoire, nous devons, en responsabilité, faire face à une impasse structurelle de marché, déclare Jean-Yves Martinez, directeur général de l’entreprise. La décision de demande de mise en redressement judiciaire doit permettre de tout mettre en œuvre en vue de redonner des perspectives à l’entreprise et à ses collaborateurs. Nous nous plaçons aujourd’hui sous la protection du Tribunal de Commerce de Niort à qui il appartient désormais de statuer sur les suites à donner. » Rendez-vous le 23 juin.

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