La Fédération CFTC Transports Logistiques appelle les salariés de ces secteurs à se mobiliser le 14 octobre à Paris. Les revendications portent sur la perte de pouvoir d’achat générée par l’inflation et l’absence d’augmentations de salaire, depuis trois ans dans certaines branches.
La Fédération CFTC Transports Logistiques appelle donc à son tour les salariés de ces branches, notamment ceux du transport routier de marchandises, à se mobiliser le 14 octobre, entre 10 h et 16 h, devant le ministère des Transports à Paris. Son président, Guillaume Cadart, livre les motivations de ce rassemblement à France Routes.

Vous appelez les salariés des branches Transports et Logistiques à se mobiliser le 14 octobre à Paris. Mais dans le transport routier, FO-UNCP a déjà lancé un appel à mobilisation à partir du 11 octobre et la CFDT Route, à partir du 16 octobre. Les revendications sur le pouvoir d’achat semblent proches. Alors Guillaume, pourquoi cette date ?
Cette semaine-là est celle d’une mobilisation, d’un mouvement global dans ces branches, même si pour l’instant l’appel est lancé en ordre dispersé. Avec les principaux syndicats des branches, nous nous sommes entendus pour organiser une intersyndicale par la suite.
Quelles sont vos revendications ?
Notre principale revendication porte sur le pouvoir d’achat. Les entreprises du TRM subissent la flambée des prix des carburants, mais les salariés aussi. Les salaires minimum conventionnels n’ont pas progressé depuis trois ans. Certains taux horaires sont en-deçà du Smic ! Les propositions patronales émises lors de la première réunion de négociation sur les salaires cette année ne sont guère encourageantes. Faute de pouvoir faire le plein, certains salariés dorment dans leur voiture ou leur camion, ne pouvant rentrer à leur domicile. Cela ne peut plus durer !
Avec l’explosion des coûts d’exploitation, les transporteurs peuvent-ils prendre en charge une hausse suffisante des salaires ?
Le gouvernement doit proposer un allègements des charges pesant sur les entreprises. Électrification des flottes, équipement en panneaux photovoltaïques des bâtiments… les entreprises font face à une écologie punitive. Elle ne peuvent pas à la fois investir dans ceux-ci, et augmenter les salaires. Les donneurs d’ordres du transport routier ont aussi leur part de responsabilité, exigeant des prix toujours plus bas, qui se répercutent sur les conditions de travail des conducteurs.
Quelles sont les modalités de l’action organisée le 14 octobre ?
Le 14, c’est une première action. Les salariés du secteur, conducteurs routiers, agents d’exploitation, logisticiens, caristes, manifesteront leur mécontentement sous les fenêtres du ministère des Transports, au 246 du boulevard Saint Germain dans le 7e arrondissement de Paris, entre 10 h et 16 h. La mobilisation est à Paris mais les salariés viendront de toute la France. Nous demandons à être reçus par le ministre, Philippe Tabarot, afin d’évoquer avec lui les modalités d’une baisse du prix à la pompe. Nous demandons que le gouvernement, et Bercy en particulier, examine une réduction des taxes sur le carburant. L’objectif, à très court terme, est de redescendre à un prix du gazole avoisinant 2 €/l. Nous exigeons des mesures fortes contre la hausse des prix à la pompe et une aide au carburant pour tous !